Sport, métier ou loisir ?

 

Les métiers du cheval s'organisent autour de ces trois concepts. La démocratisation de l'équitation et le développement des loisirs augurent bien de leur avenir. Aujourd'hui référencés, il est pourtant difficile de prévoir leur développement à long terme. Chevaux de selle ou chevaux de trait, haras ou centres équestres, il y en a pour tous les goûts.

Secteur Activités hippiques

Rechercher un métier

Les métiers du cheval

Ils sont diversifiés et demandent une certaine polyvalence. On distingue :

  • l'élevage, souvent complémentaire d'une autre activité agricole,
  • les centres équestres très liés au secteur des loisirs et du tourisme. Certains centres préparent aux compétitions sportives dans différentes disciplines : obstacles, dressage, attelage ou raids équestres,
  • les écuries de compétition,
  • le monde des courses qui pratique un sport équestre de haut niveau. Les formations liées exclusivement aux courses (jockey) existent dans des centres spécialisés,
  • les haras nationaux chargés du développement et de l'orientation de l'élevage des différentes races équines, de trait et de sang.

Dans tous les cas, l’activité est caractérisée par la relation au vivant et à l’animal. Elle s’appuie sur la qualité “d’homme de cheval”, acquise de l’expérience du contact avec le cheval qui prévient contre les risques encourus par l’homme et le cheval lors de l’activité hippique.

La relation avec la clientèle est aussi fondamentale dans le métier.
Ce métier se décline différemment selon le secteur d’activité.

Dans le secteur des courses

  • Entraîneur
  • Assistant entraîneur
  • Garçon de voyage
  • Premier garçon
  • Palefrenier
  • Palefrenier-soigneur
  • Lad-driver d'entraînement
  • Entraîneur
  • Cavalier
  • Éleveur
  • Inséminateur équin
  • ...

Dans le secteur des entreprises de loisirs et de compétition

  • Responsable d’entreprise équestre
  • Responsable d’écurie
  • Inséminateur équin
  • Employé de haras (garde, technicien)
  • Éleveur
  • Moniteur d'équitation
  • Animateur et gestionnaire de centre équestre
  • Groom
  • Palefrenier
  • Palefrenier-soigneur
  • Lad-driver d'entraînement
  • Entraîneur
  • Assistant entraîneur
  • Cavalier
  • ...

Les employeurs du secteur

Les métiers du cheval peuvent être répartis en 3 catégories :

Les emplois non agricoles, au contact du cheval : enseignant d’équitation, spectacles équestres, propriétaire non-éleveur, non-entraîneur, maréchal ferrant, marchand d’animaux, vétérinaire…, soit environ 5 000 emplois ;
Les emplois non agricoles, indirects : prestataires de services, organisation des paris sur les courses hippiques, fournisseurs d’équipement, d’aliment, artisans bourreliers et selliers, presse, formation et recherche…et organismes publics et socioprofessionnels, soit plus de 25 000 emplois.

Ces deux catégories offrent des possibilités importantes d’emplois pour les passionnés du cheval.

Les emplois agricoles : depuis 2005, avec l’adoption de la loi sur les territoires ruraux, la majeure partie des activités équestres bénéficie du statut agricole.

Lien avec des statuts d’emploi

Le responsable de structure hippique peut prétendre à la capacité professionnelle agricole sous réserve d’avoir un diplôme agricole de niveau IV apportant des compétences importantes en gestion et inscrit sur une liste définie par le Ministère en charge de l’Agriculture.

Le statut d’entraîneur public (donc travailleur indépendant entraînant les chevaux de plusieurs propriétaires) dans le secteur du galop ou du trot nécessite une licence d’entraîneur délivrée par France Galop ou par la Société d’Élevage du Cheval Français suite à un stage de formation et la reconnaissance d’une expérience professionnelle. Cette licence figure au code des courses mais n’est pas inscrite au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP).

L’entraîneur peut aussi demander aux deux sociétés mères une autorisation d’entraîner. La licence d'entraîneur public permet d'avoir des chevaux de propriétaire courant sous les couleurs de celui-ci alors qu’avec l'autorisation d'entrainer, les chevaux ne peuvent courir que sous les couleurs de l'entraîneur.

Dans le domaine des établissements équestres et écuries de propriétaires, pour pouvoir encadrer, animer ou enseigner une activité physique et sportive le professionnel doit être titulaire d’un titre ou diplôme reconnu par le ministère chargé des sports : Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport (BP JEPS) créé en 2001, succède au BEES 1. Il atteste de la possession des compétences professionnelles indispensables à l’exercice du métier d’animateur. Le BPJEPS spécialité “activités équestres” comprend 5 mentions : équitation, tourisme équestre, attelage, équitation western, équitation de travail et tradition.

A noter que l'enseignement en centres de loisirs est réservé aux titulaires d'un BEES (brevet d'état d'éducateur sportif).

Les chiffres clés

Ce secteur compte environ 35 000 emplois, repartis essentiellement entre : l’entraînement des chevaux de course, avec près de 20% des entreprises et des salariés, l’équitation de loisir et de compétition avec plus de 45% des entreprises.

Votre orientation

Vous êtes en 5ème ou 4ème

La filière Technologique ou Préparatoire à projet professionnel vous donnera un enseignement concret qui vous permettra ensuite de vous spécialiser dans l'une des voies générale, technologique ou professionnelle.

Vous êtes en 3ème

Vous avez le choix entre :

  • un CAP agricole (CAPa) en 2 ans "Lad-Cavalier d'entrainement
  • un CAP agricole (CAPa) en 2 ans "Maréchal-ferrant"
  • un CAP agricole (CAPa) en 2 ans "Palefrenier soigneur"

Le CAPa vous permet d'accéder à la vie active ou de poursuivre en Baccalauréat Professionnel "Conduite et gestion de l'entreprise hippique" (CGEH) avec l'obtention du BEPA "cavalier-soigneur" (certification intermédiaire au cours du cursus de 3 ans du Baccalauréat professionnel).
Pour le Baccalauréat professionnel, les élèves suivent respectivement une classe de Seconde professionnelle "Productions", une classe de Première professionnelle et une classe de Terminale professionnelle.

Vous êtes en Seconde Générale et Technologique

Vous avez le choix entre :

  • un Baccalauréat Technologique série S.T.A.V. " sciences et technologies de l'agronomie et du vivant" , option facultative Hippologie et équitation
  • un Baccalauréat Général de la série scientifique S spécialité "Écologie, agronomie et territoires", option facultative Hippologie et équitation

Vous êtes en Terminale BAC

Vous vous orientez vers : un BTS Agricole "Productions animales".

Vous êtes en BTSA

Vous vous orientez vers : une Licence Professionnelle

La licence professionnelle est accessible aux titulaires d'un BTSA, DUT, BTS, aux étudiants ayant validé une L2 ou aux titulaires d'un titre ou diplôme homologué au niveau III par l'État.

To top

Évolutions possibles des diplômés dans et hors de l’emploi

Après quelques années dans une entreprise hippique, lorsqu’il est salarié (premier garçon, garçon de voyage, groom…) le titulaire de l’emploi peut devenir chef d’entreprise.

Il existe un turn-over important dans la filière surtout pour les diplômés de niveau IV dans le secteur de l’enseignement de l’équitation. Les salariés quittent ce métier par lassitude des astreintes de travail, de la pénibilité, des risques professionnels.

Ils peuvent se reconvertir dans des emplois qui leur permettent de valoriser leurs compétences acquises au contact du cheval (vente d’aliment, d’équipement…) mais aussi dans des emplois dans tout type de secteur où ils sont appréciés pour la rigueur de travail acquise au sein de la filière hippique.

 

Source : DGER

Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation Mentions légales