Fiche métiers

Éleveur (euse)

Un éleveur ou une éleveuse s'occupe des animaux à des fins commerciales. Il les nourrit, les soigne et contrôle leur reproduction.

Activités

  • Élever, c'est alimenter les animaux, mais pas seulement.
  • C'est aussi veiller à leur développement, les soigner et entretenir les locaux et les pâturages.
  • Qu'il s'occupe de vaches, de porcs, de chèvres ou de volailles, l'éleveur peut vendre les animaux dès leur naissance ou en prendre soin sur la durée.
  • Le temps de les faire grossir ou de commercialiser ce qu'ils produisent (œufs, lait, miel, fromage, viande...).
  • Pour rentabiliser une exploitation, un éleveur peut accueillir des touristes dans sa ferme (table d'hôtes ou auberge-gîte).
  • Élevage industriel ou bio Dans un élevage industriel, les animaux sont élevés dans des bâtiments ou des hangars (en batterie ou en «hors sol»).
  • Certains animaux bénéficient d'une semi-liberté, à l'intérieur ou en plein air.
  • Certains modes d'élevage privilégient l'obtention de labels officiels : en plein air, nourris aux grains, biologique.
  • Un éleveur peut produire ses propres cultures pour nourrir ses bêtes. Améliorer la qualité et la productivité.
  • L'éleveur travaille à son compte, mais il est aidé parfois d'un employé d'élevage salarié.
  • L'éleveur est souvent amené à travailler avec l'inséminateur, le contrôleur de performances ou encore le vétérinaire.
  • Un conseiller agricole peut aussi l'aider à améliorer la qualité et la productivité.

Conditions d'exercice

Individuellement ou en regroupement Salarié ou indépendant, l'éleveur exerce en exploitation agricole individuelle, en EARL (exploitation agricole à responsabilité limitée) ou au sein d'un GAEC (groupement agricole d'exploitation en commun). Et, plus rarement, dans un parc animalier, un haras ou un chenil. L'élevage porcin concerne surtout la Bretagne ; les bovins, la Lorraine, la Bourgogne, l'Auvergne, le Limousin, la région Midi-Pyrénées, les Pays de la Loire... Un travail à temps plein S'occuper d'animaux est passionnant mais souvent contraignant : l'élevage nécessite du temps et de l'attention, 7 jours sur 7, en comptant les nuits, quand les animaux sont malades ou quand ils mettent bas (accouchement). La technologie est dans le pré Si le métier reste dur, les équipements modernes facilitent certaines tâches. Des engins motorisés transportent les sacs ou les cuves. Dans les grandes exploitations, l'automatisation sert souvent à distribuer les rations alimentaires. Ouvert sur le monde extérieur, l'éleveur maîtrise aussi bien les techniques agricoles que les nouvelles lois sur la qualité. Enfin, l'informatique lui est indispensable au minimum pour gérer les comptes. Salaire du débutant Pour un chef d'exploitation, le revenu est variable en fonction de la taille de l'exploitation, de la région et du résultat dégagé.

Compétences et qualités

Techniques industrielles et de gestion

  • Une santé de fer ajouté à l'amour des animaux et de la nature ne suffisent pas pour devenir éleveur.
  • Des connaissances variées dans les techniques d'élevage, en agronomie et en agriculture sont nécessaires.
  • Et pour faire tourner son exploitation, il est désormais indispensable de maîtriser la gestion, la comptabilité, l'informatique et l'administration.
Connaissance des animaux...
  • L'éleveur vit au rythme des animaux dont il prend soin.
  • Patience, robustesse et sens de l'observation : pour bien élever un animal, il faut aussi apprendre à le connaître.
Malade, nerveux ou prêt à se reproduire...
  • Tous les comportements doivent être compris pour intervenir rapidement en cas d'urgence.
Des connaissances en biologie et anatomie animale sont requises. ... et de l'activité agricole
  • La situation économique d'un éleveur l'oblige à s'intéresser à la transformation des productions animales, à connaître les procédés de fabrication et de conditionnement, les réseaux de distribution et les techniques de vente.
  • Curiosité et suivi de l'actualité agricole et para-agricole sont nécessaires au développement de son élevage et/ou exploitation.

Témoignage

témoignage David, éleveur de vaches charolaises

Une vie, des métiers

L'essentiel de mon travail, de décembre à mars, est de donner à manger aux animaux dans les bâtiments et de faire la litière (répandre la paille). C'est aussi la période de mise bas (naissances). Je soigne les animaux malades, comme les petits veaux qui peuvent souffrir de diarrhées ou d'autres bobos récurrents. Sinon, je fais appel à un réseau de vétérinaires du secteur. À partir du printemps, je m'occupe de la remise en état des clôtures, je fais la tournée de toutes les pâtures pour m'assurer que tous mes animaux sont présents. En été, je m'attaque à la récolte du foin et des céréales qui vont nourrir les animaux en hiver. J'épands le fumier sur les prairies en automne, en guise d'engrais. Avec mon père, on s'est aussi lancés dans la vente de viandes et de terrines. On vend par téléphone et on livre à Paris, Lyon et Marseille. Le contact avec les clients permet de mieux valoriser nos animaux et notre travail dans la ferme. Il est nécessaire de s'ouvrir à d'autres productions et de rester attentif aux évolutions. L'installation n'est pas une fin en soi : on peut ensuite suivre une formation pour apprendre de nouvelles techniques et découvrir de nouveaux marchés.



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